Accueil > Actualités > 1er traçage sur la piste des Mondiaux 2023. / 10.07.2020

10.07.2020

1er traçage sur la piste des Mondiaux 2023.


Ce jeudi 9 juillet, Xavier Fournier, Stéphane Sorrel, Yannick Bertrand et Joe Galinier ont accompagné Bruno Tuaire et les coachs du club de Courchevel pour faire un premier test de traçage de la descente sur la nouvelle piste des Championnats du Monde 2023 côté Courchevel.
Ils ont passé la matinée à observer et imaginer les meilleures solutions possibles pour réaliser un tracé qui corresponde à la piste et aux standards de la descente. Ils étaient unanimes, la piste est magnifique. Elle va être cependant extrêmement exigeante et demandera aux athlètes une intensité rare. Ils ont piqueté la descente et laissé en place les portes.

Voilà quelques impressions recueillies à froid :
X. Fournier : " C'est une piste difficile mais il y a de la place en largeur ce qui permet de vraiment faire de belles courbes. Ce qui pourra être dur, c'est la luminosité et la pente extrême sur le bas de la piste. Il y a 4 belles bosses, plusieurs changements de direction. On a été bluffé par le travail réalisé sur la piste, c'est superbe."
Yannick Bertrand : " Pour moi, ça ressemble à Bormio en plus dur ! La piste est magnifique, avec des gros sauts et des grandes courbes. On a tracé avec des écarts entre les portes de 70 à 90 mètres, un peu dans la même idée de Bormio, pour essayer de maitriser ou réduire la vitesse qui sera imposée par la pente. Sur le bas de la piste, on ne tenait pas debout tellement c'était raide ! "
Stéphane Sorrel : "Je suis venu sur la piste régulièrement depuis l'été dernier avec Bruno, j'ai fait une dizaine de visites. Ce qui est drôle, c'est que j'avais déjà tracé la descente sur Solaise et Bellevarde (à Val d'Isère) lors des Championnats de France. Je poursuis la lignée des Championnats du Monde. On a donc regardé le profil, comment on pouvait tracer au mieux, on a aussi vu où les filets pouvaient évoluer (passer de filets A à filets B). La piste est un vrai challenge, par le dénivelé, la luminosité et la dimension physique : plus tu descends, plus c'est raide, plus c'est dur ! Le côté naturel de la piste a été respecté et le tracé suit le profil tout en ayant de la place pour pouvoir faire des belles courbes. Ce sera par contre très exigeant pour les filles (pour les finales de 2022) et un casse-tête pour les traceurs. L'avantage, c'est qu'il y aura un peu plus de lumière et la neige sera plus facile à skier."
Joe Galinier : "La piste est exigeante et elle possède quelques endroits de répit qui donnent du rythme et permettent de faire diminuer la vitesse sur certaines parties. Ce sera difficile pour les femmes pour les finales et il faudra trouver une solution pour que leur descente soit une belle course.

Suite à cette journée, une prochaine visite officielle est prévue sur cette piste le 21 juillet avec la FIS. Hannes Trinkl, Jean-Philippe Vuilliet, Emmanuel Courder seront présents et accompagnés de Bruno Tuaire et de certains entraineurs de la FFS.